Prochainement

(dans l’ordre temporel).

Musiques au Musée II, le 25 juin

Dans le cadre des rencontres suscitées par Les Musées de Strasbourg autour d’oeuvres d’art (peinture, mobilier etc) associées à les oeuvres musicales, le Musée des Beaux Arts invite les auditeurs à une mise en perspective d’un tableau : Musiciens et soldats (vers 1620) de Valentin de Bourgogne présenté par un conservateur du Musée, et d’oeuvres musicales de William Byrd,  Ignaz Franz Biber & J.Cassanéa de Mondonville interprétées par Stéphanie Pfister (violon) et Martin Gester (clavecin).

Musiciens et soldats

Les deux interprètes, partenaires de longue date, viennent entre autres de signer un enregistrement d’oeuvres rares du XVIIIe siècle français : Portraits et Caractères, pièces « de clavecin avec violon » de Jacques Duphly, J. Cassanéa de Mondonville et Michel Corrette (Ligia, avril 2017), voir ci-dessous.

  • Palais Rohan, Salle du Synode, le dimanche 25 juin à 11.00.
  • Entrée : avec le billet du musée, dans la limite des places disponibles !

Von Straßburg nach Mannheim / De Strasbourg à Mannheim, XVIIIe s.  

W.A. Mozart, F.X. Richter, J.B. Wendling, J. Schobert : Sonates, trios, quatuors, quintettes pour flûte, cordes et clavecin.

  • Georges Barthel, flûte travers!ère
  • Stéphanie Pfister, violon
  • Joanna Michalak-Bilger, alto
  • Alexandra Polin, violoncelle
  • Martin Gester, clavecin

Programme créé à la demande de : Ettenheimer Musiksommer

Ettenheim est une charmante ville du Pays de Bade où se réfugièrent durant les temps troublés de la Révolution le Duc d’Enghien (il y fut capturé par les troupes françaises) ainsi que les archevêques de la famille de Rohan. Il s’y trouve un intéressant centre historique.

le 5 juillet à 20.00, Bürgersaal im Rathaus – Rohan-Str. 16 – 77955 Ettenheim

renseignements : Musikfreunde Ettenheim e.V. Telefon: 0 78 22 / 95 11  E-Mail: kontakt@musikfreunde-ettenheim.de


Par les rues de Séville 

Cantar y bailar – Pasacalles y flamenco

Née aux croisements des routes de voyageurs souvent exilés, transposée au salon, réinventée sur la place publique : ainsi va la musique espagnole, fruit depuis toujours de multiples fécondations.

Mariano Martin, guitariste flamenco, un clavecin, une viole, et un violoncelle entourent Amaya Dominguez. Les instruments baroques l’accompagnent, au rythme parfois endiablé des danses des îles lointaines, tandis qu’elle chante la poésie d’El Andalus, les mélopées séfarades, les zarzuelas pittoresques et danse le flamenco en duo avec la guitare. Les airs de la rue trouvent leur écho au clavecin dans les sonates de Scarlatti. Les textes évoquent batailles, révoltes, et amours éternelles. Ces mélodies et rythmes ensorcelants sont la respiration et la mémoire de la ville.

Le Parlement de Musique

  • Amaya Dominguez, chant, danse flamenca
  • Mariano Martin, guitare flamenca
  • Bruno Hurtado, viole de gambe et violoncelle
  • Aline Zylberajch, clavecin et direction

Festival du Mont Blanc, 19 juillet, 21.00 – Passy, Auditorium du Collège de Varens, 361 Avenue Paul Eluard.


 

Johann Schobert : oeuvres pour clavier et instruments

(250e anniversaire de sa mort – Silésie 1735 – Paris 1767) : concert et enregistrement.

On disait de lui dans les années 1750 à Paris, qu’il était le claveciniste le plus à la mode, celui qui apportait un style tout neuf, à la fois profond et brillant, fait de textures sombres, de tons mineurs et bémolisés, d’accents populaires et de traits  inusités,  qui contrastaient avec les grâces Louis-quinzièmes attardées des Rameau, Duphly, et autres descendants de Couperin. De fait, dans ses oeuvres, on entend déjà la suite de l’évolution européenne : Haydn, Mozart, et Beethoven. De plus, de sa Silésie natale, témoignent des rythmes populaires et nombre de Polonaises, cette danse tant prisée désormais dans toute l’Europe, des fils de Bach à Chopin et Verdi…

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Cette production se fait en collaboration avec Arte dei Suonatori, ensemble partenaire polonais, soutenu par l’Institut Minkiewicz (Ministère de la Culture). Pour cette réalisation, la facteur de pianoforte Kerstin Schwarz, Leipzig, mettra gracieusement à disposition une copie de pianoforte Gottfried Silbermann (Saxe, années 1750). L’enregistrement, hormis l’intérêt de la musique, n’en sera que plus intéressant et plus attendu.
Concert le 30 juin, 21.00 en l’église Sainte Aurélie autour d’un clavecin Gräbner/Wraight  1770.  Enregistrement les 1-4 août autour du pianoforte et du clavecin dans l’abbatiale de Walbourg (où ont eu lieu nombre d’enregistrements du Parlement de Musique).
Une tournée polonaise de 4 concerts suivra en octobre.


Cantates, Concerts royaux & oeuvres d’orgue 

Le Parlement de Musique, dir. Martin Gester –  Ludger Lohmann (Stuttgart) au grand orgue Silbermann

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Dans le cadre de la première édition du Festival Stras’Orgues, festival célébrant les orgues de Strasbourg et de sa région par des récitals et des concerts.

  • D. Buxtehude : Canite Deo nostro – Jesu meine Freude
  • M.A. Charpentier : Notus in Judæa
  • F. Couperin : L’Impériale
  • A. Campra : Ecce quam bonum

en alternance avec des oeuvres d’orgue de Prætorius, Tunder, Grigny, Böhm, J.S. Bach.

  • Laureen Stoulig & Ariane Wohlhuter, sopranos
  • Jean-Christophe Groffe, basse
  • Plamena Nikitassova & Coline Ormond, violons
  • Ayelet Karni & Bénédicte Wodey, hautbois et flûtes
  • Gilat Rotkop, basson
  • Bruno Hurtado, viole de gambe
  • Martin Gester, clavecin, orgue et direction.

La Muse de l’Opéra 

Cantates et Concerts du Baroque français : L.N. Clérambault, F. Couperin et J.M. Leclair.
  • Clérambault : La Muse de l’Opéra ou Les Caractères Lyriques, cantate pour dessus et symphonie
  • François Couperin : L’Impériale, Concert pour les instruments
  • Jean-Marie Leclair : 2e Récréation en sol mineur, Suite instrumentale.
  • Clérambault : Léandre et Héro, cantate pour dessus et symphonie

Le Parlement de Musique :

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  • Véronique Housseau, soprano (photo)
  • Plamena Nikitassova & Coline Ormond, violons
  • Ayelet Karni & Bénédicte Wodey, hautbois et flûtes
  • Gilat Rotkop, basson
  • Bruno Hurtado, viole de gambe
  • Yasunori Imamura, théorbe
  • Martin Gester, clavecin et direction.

Murten (Morat – CH), Festival Murten Classics, 1er septembre 2017


COMBATTIMENTI : Claudio Monteverdi & Zad Moultaka

Double drame pour soprano, ténor et baryton cinq cordes, harpe, orgue & clavecin.

à l’occasion du 450e anniversaire de Claudio Monteverdi (1567-2017)

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A l’invitation de Martin Gester, Zad Moultaka et Mezwej rejoignent Le Parlement de Musique, le Festival Musica et l’Arsenal de Metz pour créer une œuvre entourant Il Combattimento di Tancredi e Clorinda, « action en musique » de Claudio Monteverdi composée à partir d’un extrait de La Jérusalem Délivrée du Tasse.

Le déchirant Combattimento di Tancredi e Clorinda fait partie du livre VIII des Madrigali guerrieri e amorosi, et relate le combat de Tancrède, preux chevalier, contre Clorinde, la belle sarrasine dont il est amoureux et qu’il n’a pas reconnue sous l’armure qu’elle a revêtue. Des sons et des images – coups d’épée, cliquetis des armes –, le sang qui coule en abondance… sont reproduits par les instruments qui jouent ad imitatione delle passioni dell’oratione, suivant le discours du narrateur et l’émotion poignante créée par son récit. Tancrède, après un duel acharné, transperce de son épée Clorinde. Celle-ci, touchée par la grâce, et dans un ultime élan d’amour, lui demande le baptême pour la paix, ou plutôt pour le salut de son âme – puisque le corps ne peut plus être sauvé. Le chevalier répond à sa demande, accomplissant ainsi un dernier geste d’union symbolique.

Sur ce thème très actuel, autour de cette œuvre marquante par son sujet et par son approche artistique, le concert aborde les problématiques du rapprochement et de l’antagonisme, de l’harmonie et de la guerre, de l’amour et de l’adversité, du masque qui cache le semblable  sous l’altérité.

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Reprenant au Combattimento de Monteverdi le dispositif instrumental, le texte dans la même langue et la durée, Zad Moultaka (photo ci-dessus) inscrit en amont de l’œuvre monteverdienne son propre Combattimento que prolonge « Il Sorgere », un moment électro-acoustique propre à faire surgir la pièce de Monteverdi du noir et du silence, comme celui-ci le souhaitait : : « Si farà entrare alla sprovista dalla parte de la Camera in cui si fara la Musica (…) »  (Le Combat arrivera à l’improviste du lieu où jouent les instruments …). Après avoir introduit les personnages et le début du combat, le Testo (Récitant) invoque la Nuit (« Notte che nel profondo e oscuro seno / chiudeste, e nel oblio, fatto si grande / degno d’un chiaro sol, degno d’un pieno Teatro / opre sarian si memorande » : « O Nuit, dont les profondes ténèbres ont recouvert sous l’oubli un acte si illustre !  Dignes pourtant de la clarté du soleil, dignes d’un vaste théâtre, seraient des exploits si mémorables »)  dans un chant qui fait appel à toutes les ressources de son art, avant de retourner à la narration du combat, simplement, abruptement, « en imitant les passions du récit ».

Le Parlement de musique & Mezwej

  • Amel Brahim-Djelloul (soprano – Clorinda) (photo)
  • Jean Gabriel Saint-Martin (baryton – Tancredi) (photo)
  • Fernando Guimarães (ténor – Testo)  (photo)
  • Gilone Gaubert & Florence Strœsser, violons – Sara Goméz, viola da braccio – Bruno Hurtado, basse de viole – Peter Pudil, violone – Marie Bournisien, harpe – Aline Zylberajch, orgue
  • Martin Gester, clavecin & direction

Création au Festival Musica, Strasbourg, église protestante Sainte Aurélie, le 4 octobre 2017, 20.30.

Reprise à l’Arsenal de Metz, Salle de l’Esplanade, le 5 octobre 2017, 20.00